Aléahsente - RPG

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 Ce qui s'appelle ne pas être du matin...

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Mudai
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MessageSujet: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Lun 21 Mai - 19:51

C'était comme si je me réveillais d'un long rêve. Je l'avais vécu pendant bien des années et pourtant, je n'en avais aucune mémoire. La tête lourde, l'impression d'avoir trop dormi et d'être au levée après une soirée un peu trop arrosée. C'est dans ce genre de condition que je m'étais réveillé cette fois là.

J'ouvris les yeux. Enfin, un oeil. Juste le temps de voir le sol couvert de neige. Là, déjà, problème. Je foutais quoi allongé sur la neige ? Et pourquoi je n'avais pas froid ? L'autre oeil s'ouvrit en sursaut et en quelques secondes, j'étais assis à regarder autour de moi. Il y avait de la neige partout, sur des rochers abruptes. Le ciel lui même crachait des flocons blancs, ce qui donnait au paysage un air assez monochrome. C'était à la fois triste et jolie. Dans ma main droite, je touchai le sol froid mais ne frissonnai pas. Je n'avais pas le souvenir d'être frileux mais à ce point... De quoi je me souvenais d'ailleurs ?

C'est là que je remarquai que j'avais quelque chose dans la main.

Précisement, une autre main. Plus fine. Celle d'une fille. Je pus voir à qui elle appartenait et sursauta en la lâchant. Il s'agissait bien d'une fille, que mon esprit identifiait comme quelqu'un de proche sans savoir mettre un nom dessus. Elle avait de longs cheveux noirs et était habillée en bleu et brun. Elle avait une paire d'oreilles bleu sur la tête, ce qui me fit tilter. Celle d'un Lucario... Cette fille ressemblait à un Lucario. Surpris et attiré, je me grattais la tête pour essayer de trouver comment cette personne pouvait avoir de tels atouts.

C'est là que je remarquai ma paire d'oreilles à moi aussi.

Je me mis debout d'un coup, touchant cette fois des deux mains les deux oreilles velus que j'avais maintenant au dessus de la tête. Je cherchai autour de moi quelque chose qui ferait office de miroir. Une plaque de glace fut l'affaire. J'avais bien deux oreilles noires, ceinturées d'un anneau jaune luminescent. Sur le front, j'avais aussi un anneau jaune. Je me mis à regarder mon corps tout entier. Mes habits, un jean troué et un vieux débardeur noir, prouvait que je devais souvent faire face au froid. L'absence de chaussure aussi. J'avais des anneaux lumineux à chaque côté de mes cuisses et mes épaules. Même un sur le torse. Et j'avais une queue. Oui une queue noire, toujours avec ce même cercle jaune.

Un Noctali... J'étais à demi Noctali...

J'avais du mal à tout comprendre, surtout pourquoi et comment j'étais comme ça mais ce n'était pas déplaisant. J'avais, il semblerait, gardé des yeux bleus cristallin et des cheveux mi long brun. Une légère barbe aussi. Et trois boucles d'oreilles à gauche. Interessant concept mais je n'en savais pas la signification. Comme cette mèche qui barrait un de mes yeux et cet épi au dessus de ma tête. Mais mon instinct me sommait de ne rien changer alors j'imaginais que cela devait être important. Autant se fier à lui pour le moment.

Je me retournai vers la jeune fille. A côté d'elle, j'avais laissé tomber un sac en bandoulière. Curieux, je l'ouvris. J'y trouvai un carré métallique noir. Il pouvait s'ouvrir en deux, ce que je fis. Il y avait un espèce de miroir d'un côté et des multitudes de lettres et chiffre de l'autre, sur des touches. Je ne savais même plus ce qu'était cette chose mais cela faisait aussi partie des choses importantes. Alors je le remis sur le dos, promettant d'en prendre soin jusqu'à ce que je sache à quoi sert cette machine.

J'hésitai à faire un tour pour voir les horizons. La contrée était enneigée et donc froide, alors comment trouver de la nourriture ? Et un abri ? Y'avait-il de la vie ? Si oui, quoi comme genre ? A part les rochers recouverts d'un manteau blanc, y'avait-il autre chose ? L'endroit ne devait pas seulement se contenter de ça et j'avais bien envie de satisfaire ma curiosité et d'aller voir les environs pour essayer de mieux comprendre.

Mais je ne pouvais pas laisser cette fille toute seule.

Une voix me le répétait. Je ne devais pas la laisser mais la protéger. Alors, comme j'avais décidé de suivre mon instinct, autant lui obéir jusqu'au bout et rester pas très loin, jusqu'à ce qu'elle se réveille. Après tout, peut-être qu'elle en savait plus que moi, qui sait ? Même si je ne savais pas qui elle était... Je finirais par le découvrir...

Au bout d'un moment, je la vis bouger. Comme piqué au vif, je m'étais levé d'un coup pour m'éloigner d'un ou deux pas. Je la laissai émerger doucement, observant ses réactions. Elle n'avait pas l'air plus informée que moi au final. Tant pis. J'aurais voulu me souvenir d'elle, parce que je la savais plus qu'importante sans savoir pourquoi. Qui était-elle ?

Nos regards se croisèrent fatalement. Elle me ressemblait, un peu. Tous les deux, nous avions des millions de questions à nous poser, des questions sans réponse que nous ne pourrions surement pas résoudre mais qu'il fallait dire pour en être débarrassé. Des questions plus ou moins simples, sur tout, sur n'importe quoi. Mais aucun de nous deux prit la parole. C'était bien trop étrange et quelque part, nous n'avions pas besoin de mot pour se comprendre, ou au moins savoir que l'autre n'en savait pas plus. Si seulement je me souvenais de quelque chose...

POur couper ce lourd silence, je posai la première question que nous devions poser, la plus évidente, la meilleure et celle qui me brulait le plus les lèvres :

-Qui es tu ...?

Et moi ? Qui j'étais ? Je ne m'en souvenais même pas. Que devrais je répondre à une telle question ? Je n'en savais rien... Juste que je devais avoir une vingtaine d'année d'apparence, et que j'étais un hybride Noctali. Mais un mot s'imprimait dans mon esprit, soudé à mon nom. Un prénom. Peut-être un peu bizarre, mais un nom. Le mien.

-Je suis Mudai...

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Kyoku
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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Jeu 24 Mai - 23:21

Des picotements, par millier, doux et acérés. Une sensation agréable.
Kyoku ouvrit doucement les yeux, observant pendant un instant le ciel gris au-dessus de sa tête, elle observait les flocons choir, entourer son corps, le recouvrir, inlassablement.
Elle se sentait vide, elle avait l’impression d’être l’un de ses flocons immaculés, sans histoire, sans futur, comme si son seul destin était de fondre dès que le soleil frapperait de nouveau cette montagne abrupte.
Émergeant des brumes du sommeil, elle se rendit compte qu’elle tenait quelque chose dans sa main, un objet ovale, froid, du métal. Prise de curiosité elle apporta l’objet sous ses yeux, découvrant qu’il était attaché à une chaine solidement accroché autour de son coup. Son instinct lui disait qu’il lui était très précieux, qu’il fallait à tout prix qu’elle en prenne soin.
Son regarde se tourna vers l’horizon enneigé. Elle se trouvait dans des hauteurs couvertes de glaces et d’un épais manteau de pureté. Kyoku, car il fallait bien l’avouer, c’était la seule chose qu’elle savait réellement, une consistance en son esprit, son prénom ; fut étonnée de ne pas ressentir le froid, au contraire, il lui semblait agréable.
Le vide qui construisait son être devint plus intense quand elle aperçut des pointes métalliques sur le dos de ses mains. Elles n’étaient pas là avant… Quel avant ?
Le néant s’abattit sur elle et elle se leva d’un coup, observant au loin et laissant le vent jouer avec ses cheveux et ses vêtements.
Abasourdie la jeune chimère prit sa tête entre ses mains, horrifiée par cette perte de tout souvenir et rencontra une paire d’oreille, elle écarquilla les yeux, fixant le sol pendant un cours instant. Qui suis-je ?
Pendant ce bref instant de panique, une rafale apporta une odeur étrange à l’odorat développé de la jeune fille. Il y a quelqu’un.
Se tournant brusquement, elle fit face à un jeune homme, plus âges, dans la vingtaine certainement.
Il était grand, assez mince mais musclé. Coiffé de mèches rebelles brunes, de grandes oreilles noires et sertis chacune d’un anneau jaune lumineux, de trois boucles d’oreilles, yeux d’azur, débardeur sombre et jean troué. Mi-noctali, mi-humain, étrange mélange.
Drôle de look dans ce froid hivernal. Elle fixa ses pupilles pendant un lapse de temps qui lui parut infinie. Ennemi ou ami ?

-Qui es tu ...?

Son regard semblait perdu et vide lui aussi. Était-il comme elle ? Son instinct lui criait que oui, qu’ils se connaissaient même, qu’elle tenait énormément à lui. Mais qui était-il ? Et qui était –elle ?

-Je suis Mudai...

Ce nom ne lui disait absolument rien. Encore un peu méfiante de cet univers inconnu, elle abattit ses oreilles vers l’arrière, le regard froid et recula d’un pas.

« Kyoku »

Sa voix d’habitude cristalline était devenue rauque sous l’émotion qu’elle tâchait de refouler du mieux qu’elle pouvait. C’était comme si une incroyable vague de sang-froid déferlait en elle et lui permettait de recouvrir le calme pour mieux faire face à la situation.
Kyoku renforça son regard et inspecta de nouveau Mudai, ses yeux laissaient entrevoir que lui aussi ne comprenait rien à rien.
Repérant une plaque de glace près du jeune homme elle s’y avança, curieuse de son apparence, ses pas crissaient sous la neige fraiche, un son agréable.
Sous l’effet de surprise elle recula légèrement, avant elle n’était pas ainsi, avant ? y-avait-il un passé ?
Son visage fin et pâle était encadré de longues mèches ébènes, et d’oreilles touffues bleues, des yeux d’un violet mystique, une chemise beige par-dessus une robe dans les tons bleu, collants noires opaques et à l’aspect résistant, chaussures confortables noirs.
Se tournant vers le dénommé Mudai, d’au moins une tête plus grand qu’elle, elle lui demanda d’une voix sourde

« Qui es-tu ? Et qui suis-je ? »

Ses pensées raisonnaient de milles questions, de milles sensations étranges et contradictoires auquel elle n’arrivait à donner de sens, à coordonner cet orchestre étouffant.
Elle espérait tant que tout ne soit que simple cauchemar et redeviennent à la normale… Mais qu’elle normale ?
Puis cet étrange désir que de vouloir courir dans la neige, librement, cet étrange désir que de vouloir méditer au sommet de ce mont dans le rugissement du froid. La volonté de se rapprocher de cet inconnu, de serrer entre ses doigts le médaillon, de l’ouvrir. Ou encore s’assoir et regarder les flocons tomber, laisser le temps couler. Rechercher les réponses de son passé, crier, courir, se battre, contre qui ? Contre quoi ? Elle-même sans doute.
Sa tête se vrillait dans une sourde incompréhension, sans même parvenir à combler le vide despotique qui la tiraillait, une envie insatiable de vouloir connaitre l’avant, de comprendre.
Y avait-il quelqu’un dans cet endroit qui connaisse la vérité ? Y avait-il au moins quelqu’un tout cours mis à part eux deux ?
En tout cas, pas dans ses hauteurs, c’était sûr et certain. Pour trouver âme qui vive il faudrait descendre.
Mais par où ? Le petit plateau où ils étaient était suspendu au vide, d’un côté une large paroi verticale, de l’autre un vide effrayant.
Perdue, elle eut l’étrange de reflex de porter sa main à son décolleté et d’en retirer son médaillon qui y logeait, surprise, Kyoku retira violement sa main, elle venait de se piquait avec un troisième pic d’acier logé un peu au-dessus de sa poitrine. Il était affreusement froid, comme ceux sur le dos de sa main, c’était comme si au lieu de ressentir le froid sinistre de ces lieux, ils s’emmagasinaient à l’intérieur. Ainsi voilà pourquoi elle ne craignait la basse température…

Deux éléments vinrent la tirer de ses pensées, le premier fut la voix de Mudaï qui venait de lui répondre, le deuxième fut son ventre qui se tordit en émettant un gargouillis désagréable. Elle avait faim et son corps venait de le faire comprendre, pourtant ici il n’y avait que la neige à se mettre sous la dent, rien de bien consistant.

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Mudai
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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Ven 25 Mai - 12:45

La jeune fille devant moi mit un peu de temps à répondre. Elle aussi était aussi perdue que moi. Mais elle recula d'un pas, méfiante. Je sentais qu'elle ne me faisait pas confiance, bien qu'elle soit toute aussi intriguée de moi, comme si des liens nous unissaient vraiment et que nous l'aurions oublié. Comment oublier une chose pareille ? Je l'ignorais...

« Kyoku »

Elle semblait sonder mon âme, espérant trouver quelque chose, mais sans succès. A force de me dévisager, j'en étais gêné. Je détournai le regard vers le paysage, toujours aussi blanc et cotonneux. J'essayais, en vain, de me souvenir le "avant", mais aucune bribe de mémoire ne revenait. Trop tôt encore, surement...
Je fus surpris quand elle s'approcha de moi. Mais pour la plaque de glace, bien sur. Je m'écartai pour la laisser admirer sa nouvelle apparence. Je pus mieux la voir : une fille à peine adulte, les longs cheveux noirs avec deux oreilles bleus, des yeux d'améthyste, des piques sur les mains et la poitrine, habillée d'une robe bleu et brune. Et un médaillon doré au cou. Je le connaissais, ce médaillon. Il était important pour elle, je l'avais vu dans son comportement, mais aussi pour moi. Mais enfin, qu'est ce que tout cela veut dire ?

« Qui es-tu ? Et qui suis-je ? »

Je tournai la tête vers elle. Kyoku me fixait, demandant des réponses que je n'avais pas. Si je ne savais pas qui elle était, j'en savais encore moins sur ma personne. Difficile de donner une réponse concrète à ça. Elle semblait y réfléchir aussi, perdue dans ses pensées. Je connaissais, je me souvenais de cet air mélancolique. A peine une image, de cette même fille, sans ses oreilles. Si vive que je ne m'en souvenais déjà plus. Zut... Je souris tout de même, tellement la situation semblait à la fois absurde et irréel. De toute manière, s'en inquiéter ou déprimer n'allait pas nous faire avancer.

-Ah ça... Je ne sais pas. La seule chose dont je suis sûr, c'est qu'on se connait surement et qu'il s'est passé pleins de choses jusque là, même si je ne m'en souviens pas. Et je suis Mudai, un demi Noctali comme tu es Kyoku, une demi Lucario...

A ce moment là, alors qu'elle écoutait ma réponse, son ventre gargouilla. Un long gargouillis bizarre qui venait de son ventre affamé. Je me mis à rire, un rire franc et clair. Rien de méchant, juste le relâchement de la pression qui commença à s'accumuler. Je commençai à avoir sacrément faim moi aussi, à vrai dire.

-Je crois qu'il va falloir trouver à manger pour la demoiselle !

Je lui souris avant de regarder les horizons. Par où partir ? Il n'y avait surement pas grand chose à grailler ici. Mais nous étions sur une montagne. Il y avait donc des chances qu'on puissent en descendre, en toute logique. Je commençai à avancer, faisant un signe à Kyoku de venir. D'un coté, il n'y avait qu'une paroi abrupte. La descendre allait être compliqué et surtout, il n'y avait pas le droit à l'erreur. Sinon, c'était la mort. Peu motivé à prendre autant de risques le ventre vide, sans connaître mes capacités, je longeai le vide afin d'espérer trouver une descente plus sympathique.

La région était vraiment trop vide, à part la neige et les rochers. Il n'y avait même pas de végétation, aucun signe d'une quelconque vie. Même si cela ne me gênait pas, pour y vivre, ce n'était guère très pratique. Et mon ventre se faisait connaître maintenant, à gargouiller bruyamment pour montrer son mécontentement d'être a jeun depuis, visiblement, trop longtemps. Je me grattai le haut du crâne, légèrement rougissant avant de poursuivre ma route. Je faisais gaffe à ce que Kyoku me suive mais elle n'avait aucun mal à se déplacer malgré la faim. Je me demandais bien pourquoi mon instinct me sommait de la protéger alors qu'elle n'en avait pas vraiment besoin.

Je finis par trouver une pente plus douce, qui demandait bien sur de la descendre en mur d'escalade, mais sans trop de danger et beaucoup de prises. Je souris légèrement. En bas, je voyai encore un peu de neige mais aussi de la végétation. Une forêt. Là, au moins, il y aurait à manger.

-On va descendre là. Je pense qu'on trouvera tout ce qu'il nous faut en bas, peut-être même des réponses !

Je commençai à entamer la descente prudemment. Je ne me souvenais pas de mes capacités en sport, donc j'économisai mes forces pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Mais j'avais le sentiment que ce mur n'allait pas me poser de gros soucis. Je surveillai toujours Kyoku mais elle se débrouillait encore mieux que moi. Décidement, je me demandais quelles pouvaient être ses faiblesses puisqu'elle n'avait besoin d'aucune aide. Peut-être que cela me reviendrait plus tard.

Par ce moment d'inattention, je dérapai et lâchai prise. Par chance, j'en étais à la fin mais je m'étalai lamentablement dans la neige, sur le dos, dans un grand bruit sourd. Alors ça... J'étais ridicule et j'en étais presque à rire de moi mais Kyoku semblait regarder autre chose, inquiète. Je levai la tête pour avoir ce qu'il y avait derrière moi, toujours au sol, et vis une bestiole. A l'envers, difficile de savoir ce que c'était mais elle était assez grande et ne semblait pas très amicale. Je n'osai pas faire de mouvements, comme si je pouvais être invisible à ses yeux ainsi. Ne sait-on jamais ! Peut-être que cet animal allait nous servir de repas... ou le contraire. Mais j'espérai la première solution de tout coeur.
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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Ven 1 Juin - 17:56


-Ah ça... Je ne sais pas. La seule chose dont je suis sûr, c'est qu'on se connait surement et qu'il s'est passé pleins de choses jusque là, même si je ne m'en souviens pas. Et je suis Mudai, un demi Noctali comme tu es Kyoku, une demi Lucario...

Après ça, l’inconnu qu’elle connaissait sans savoir pourquoi rigola en entendant son ventre grogner son mécontentement. Gênée, elle détourna la tête et se renfrogna. Elle était accroupie, les bras repliés sur son ventre, espérant que celui-ci ne réitérerait pas sa demande d’être rempli.
Kyoku finit par réfléchir aux paroles du protagoniste. Lui aussi ne comprenait rien, ce qu’elle avait supputé en observant son regard s’avérait juste.

-Je crois qu'il va falloir trouver à manger pour la demoiselle !

Tournant de nouveau sa tête vers lui, elle hésita pendant un instant de l’envoyer balader pour sa remarque un peu moqueuse, puis s’en ravisa constatant que c’était d’un bon sentiment qu’il avait annoncé cela. Pour toute réponse elle se contenta d’hocher légèrement la tête, l’esprit encore embrumé par les pensées incessantes qui tentaient de combler lamentablement ce vide omniprésent.

Lorsqu’il lui fit signe de venir La jeune fille se demanda qu’elle idée lui passait par la tête, puis elle comprit qu’il cherchait un endroit moins risqué pour descendre de ce plateaux inhabité. Elle finit par le suivre d’un pas léger dans la neige, comme si elle en avait une grande habitude. Cruelle sensation.
Ses oreilles étaient en continuel mouvement, elle ne s’en rendit compte que maintenant, ce geste se révélait être aussi automatique que respirer, elle ne parvenait à le maitriser et du se contraindre d’oublier ce détail.

Un gargouillement se fit de nouveau entendre, résonnant légèrement en ces lieux isolés. Cette fois ci, c’était le ventre de Mudai qui se faisait connaitre, gêné il le fit remarquer en se grattant le haut du crâne. Kyoku aurait pu rigoler devant cette circonstance là, mais c’était comme si un chagrin insatiable et insondable labourait la chair de son cœur. Pourquoi cette douleur ?
Qu’elle drôle de sensation que de souffrir sans en connaitre la raison, et que cela procure d’avantage de peine… Un cercle vicieux…

Le jeune hybride se tourna vers elle, pensant qu’il allait parler elle cessa son introspection et attendit une quelconque parole, mais il se détourna bien vite. Il surveillait juste si elle suivait encore. N’avait-il pas confiance en elle ? Ou en ses capacités ? Se méfiait-il d’elle ? Ou cherchait-il à savoir si elle allait bien ?
Pendant un instant, peu rassurée elle hésita, ferma les yeux. Son instinct lui criait de le suivre quoi qu’il arrive, de ne jamais se séparer de lui. Pourquoi ? Encore une question sans réponse…

S’arrêtant, son compagnon de route lui fit signe qu’il y avait une forêt un peu plus en bas. Et annonça d’une voix claire

-On va descendre là. Je pense qu'on trouvera tout ce qu'il nous faut en bas, peut-être même des réponses !

Kyoku n’en espérait pas autant, un pessimisme empoisonnait son humeur, elle se contenta ainsi de le fixer droit dans les yeux et d’hocher la caboche. Sa tête lui tournait légèrement pourtant elle se surprit elle-même à descendre la pente en escalade avec une légère aisance. Elle devinait le regard pesant de Mudai sur elle, elle s’en senti presque gênée, voir irritée même.
Quelle mouche lui avait-il donc piqué ?
Pourtant au plus profond d’elle, une douce sensation apaisait la brûlure de son esprit, comme si cette protection un peu poussée l’aidait.
La jeune fille était au-dessus du jeune homme quand il dérapa, elle eut un sursaut de panique et descendit en toute vitesse, presque en chute, pour se rendre compte que le sol n’étais pas si loin et que la neige avait amorti se chute.
Pourtant elle ne se préoccupa pas longtemps de son état quand ses oreilles perçurent un bruissement venant d’une fourrée non loin.
Elle ne se rendait pas vraiment compte de ce qu’elle faisait, c’était comme si sa conscience se retrouvait annihilée par l’instinct.
Danger. C’était tout ce qu’elle entendait, Kyoku ne parvenait à détourner son regard des masses végétales, elle ne parvenait à détourner ses oreilles et à concentrer son regard, à parvenir à observer une quelconques forme.
Au final un jeune farfuret fini par en sortir, ses yeux étaient insondables, elle ne savait s’il était ami ou ennemi.

Une peur commença à s’insinua dans ses veines, Mudai savait-il se battre ? Et elle-même ?
Elle ne connaissait nullement ses capacité et sa tête se vrillait en un fracas infernal, allait-elle tenir debout encore longtemps ?
Sa faiblesse la rendait folle de rage, et pourtant une autre partie d’elle-même diffusait une onde de calme.
Etait-elle schizophrène au point de ne plus savoir que faire et ressentir ?
Dans tous les cas elle était bien incapable de faire quoi que ce soit, elle dû se résoudre à fixer l’étranger, voir ses gestes ou attendre quelconque prérogative de l’hybride encore étalé dans la neige.

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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Sam 2 Juin - 15:14

Elle court, elle vole, elle est libre. Libre malgré ses fonctions en Aléah, libre malgré son lien avec le Haut Conseil des Mondes. Libre, libre comme l'air, et à jamais enchaînée au Monde Merveilleux. Elle n'a pas peur de l'inconnu. Elle peut mesurer l'étendu de ses pouvoirs. Rien ne l'effraie, dans ce monde si familier. Son apparence à demi humaine ne la gêne plus. Ses seules limites sont celles de son cœur, de ses envies, et du Conseil. Elle a déjà accueilli les premiers Hybrides de l'Aléah. Ils ont eu leurs Atlas, et elle s'en est allée, rapide et discrète, comme l'éclat furtif du soleil qui se moire sur l'eau. Mais elle s'en veut. Elle n'a pas pu leur expliquer la raison de leur venue ici. Elle n'en a pas le droit. Tout ce qu'elle peut faire, c'est leur tendre les livres encore vierges, et espérer qu'ils s'en servent. Elle quitte la forêt Diosée, et se dirige vers les terribles chaînes de Kratos. C'est un endroit froid et austère, mais elle sait que certains Hybrides peuvent y trouver leur bonheur. Et elle sait aussi et surtout que d'autres nouveaux l'attendent, probablement déroutés par la vue du monde qui les entoure.

Alors elle court, sans s'arrêter ni se retourner. Parce qu'elle doit faire vite. Parce qu'ils sont peut-être en danger. Parce qu'elle n'a pas le droit de les laisser tomber. Parce qu'elle veut se faire pardonner. Et elle les aperçois, qui descendent du plateau enneigé sur lequel ils ont du se réveiller, quelques minutes plus tôt. Le Grand Atlas ne ment jamais, à ce sujet. Il sait toujours précisément où arrivent les Hybrides. Et elle, elle doit toujours s'y rendre, avant qu'il ne soit trop tard. Et espérer qu'ils s'en sortent. Prier pour qu'un jour, ils se rappellent. Elle n'aime pas les méthodes du Créateur d'Éléments. Mais elle fait avec. Parce qu'elle n'a pas le choix. Un autre Hybride se montre, menaçant en face d'eux. Elle sait qu'elle doit faire vite, qu'elle doit les aider. Mais elle se rappelle alors de ce que le Créateur d'Élément lui a dit. Lui a ordonné. « Ils doivent pouvoir se débrouiller tous seuls. » Il s'est montré très clair là-dessus. Alors elle n'interviendra pas. Elle est condamnée à rester passive toute sa vie, à n'être que la narratrice de grands évènements sur le point d'arriver. À consigner l'Histoire dans son gros livre de cuire serti d'or. À n'être qu'un témoin, rien de plus. Ils sont les acteurs, et elle est la caméra braquée sur eux, sans jamais pouvoir intervenir à leurs côtés.

Discrètement, d'une course pleine de grâce et toute en légèreté, elle quitte l'abri frais de la forêt pour s'avancer au-devant des plateaux enneigés. À une dizaine de mètres de l'Hybride agressif, elle fait apparaître entre ses mains deux kits de survie, et deux Atlas. S'ils parviennent à défaire ce premier ennemi, ou à s'entendre avec lui pour qu'il les laisse passer, alors ces deux demi-humains pourront récupérer leur première récompense, qui leur fournira à peu près tout ce dont ils auront besoin pour survivre. Ainsi qu'un guide, aussi précieux pour elle que pour eux : le livre encore immaculé d'encre qui les mettra sur la voie de leur destin. Une fois les affaires posés à même la neige, elle leur lance un dernier regard, empli de tristesse et de remords, mais aussi plein d'espoir, de l'espoir fou qu'un jour, ils seront de ceux qui sauveront l'Univers. Elle détourne la tête et fait volte-face, courant retrouver l'abri forestier pour disparaître entre les ombres.

Déjà, elle n'est plus de ce monde ; elle retourne dans sa salle d'écriture, là d'où elle peut tout surveiller sans jamais pouvoir agir. Elle inscrit sur le sommaire de son Livre d'Histoire les noms des deux nouveaux Hybrides de l'Aléah. Elle laisse quelques pages blanches, puis signe de son nom, avec sa plume blanche. L'encre noire et profonde laisse un sillon ténébreux sur l'épaisse feuille d'ocre, dessinant des courbes gracieuses et subtiles. « Aléthée. »
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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Dim 10 Juin - 0:08

Je finis par me lever pour voir la bestiole qui était devant moi. Au final, elle n'était pas très grande et je reconnus un Farfuret, tout jeune encore. Un corps fin et noir, des longues griffes acérées et des plumes rouges au sommet du crâne. Une belle bête mais encore juvénile. Par quoi commencer ? Devrais je me battre ? Ou fuir ? En fait, je ne savais même pas l'étendue de mes capacités. Je jetai un coup d'oeil derrière moi. Il y avait toujours cette fille que mon instinct me dictait de protéger.

*Qu'est ce que tu attends ? Chope l'occasion ! L'initiative peut faire gagner un combat, tu devrais le savoir non ?*

Et une autre voix dans ma tête me dictait autre chose. Une voix grave, celle d'un guerrier aguerri. Je devenais fou, ou alors ces deux là étaient des traitres... Je n'en savais strictement rien. Alors que je réfléchissais à ma stratégie préférée, autrement dit l'évitement d'ennui, aussi appelé fuite, une voix me parvint, mais cette fois du Farfuret.

-Qu'est ce que tu es toi ? Tu ne ressemble pas à un pokémon...

IL avait parlé. Ce farfuret avait parlé et je l'avais compris... Surement ma moitié pokémon qui me permettait de le comprendre. Je me retournai une nouvelle fois et vit que Kyoku aussi l'avait entendu. Je n'étais donc pas fou à lier. Décidement, il faudrait que je m'y fasse à tout ça. Entre les voix dans ma tête et l'endroit ù je suis, combiné à une amnésie, il y avait de quoi perdre la tête.

-Je suis... un demi-pokémon en fait

-Tu me comprends donc... Mais comment une abomination comme toi a pu voir le jour ? Comme celle derrière toi ? Je ne vous ai jamais par ici en plus, sur mon territoire... Qui êtes vous ?

-Nous venons d'arriver ici... sans aucun souvenir. Seulement nos noms. Mais nous n'allons pas rester sur vos terres.

-Ah... Vous êtes vraiment bizarre. Trop bizarre pour que cela soit vrai... Quel est ton nom ?

-Mudai

-Aucun sens à ce nom. On m'appelle Griffe, et tu te doute pourquoi, n'est ce pas ? TU as l'air d'avoir l'âme d'un grand guerrier dis moi... Je le vois au fond de toi, je le sens. Alors si tu es si fort que ton âme le dit, je demande à voir...

-Mais... pourquoi se battre ? Je n'ai pas la moindre envie que le sang coule !

-Un combat n'a parfois pas besoin de mot pour l'expliquer. C'est un moment à vivre, une façon de comprendre certaine choses, de les mesurer, les valoir. De savoir qui on est soi même.


Ces mots résonnèrent en moi comme des grelots. Je la connaissais. C'était même une certitude profonde. Elle m'emplissait le corps comme jamais, alors que je ne savais absolument pas comment me battre. En moi, mon instinct me criait de fuir alors que mon être voulait combattre. C'était tellement bizarre que j'en loupai la première amorce du combat. Le Farfuret avait lancé un vent glaciale droit sur moi. Le froid, qui ne m'atteignait pas depuis le début du trajet, me fit mal. Je sortis du courant d'un bond et ratterrit gauchement à quelques mètres. Comment avais je pu faire un saut pareil ?

-On ne doit pas être distrait lors d'un combat ! Je sens que cela va vite se finir...

Aussitôt, je le vis disparaitre dans la neige. Je le cherchais des yeux partout dans le sol immaculé mais il cachait admirablement bien sa fourrure foncée. Il me frappa dans le dos avant de revenir dans la neige. Et encore, et encore. Toujours la même ruse. J'avais beau regarder partout, à bouger, courir dans tous les sens, il suivait le moindre de mes pas. Des griffures saignotaient partout sur mon corps mais la douleur était moindre. Par chance, les Noctali étaient bel et bien résistants.

Il sortit de la neige et sauta en l'air, les griffes prêtes à me lacérer bien plus cette fois. Je le fixai et sauta à mon tour en le percutant de toute mes forces. Il tomba à terre et roula un peu. J'atterris sur mes quatres membres avant de me relever. Le Farfuret fonça vers moi, avec une nouvelle ardeur. Il était si rapide que je ne pus l'esquiver. Je parai son impact de mes deux bras et je finis par percuter la paroi rocheuse derrière moi. Je le sentis passer cette fois. Cela faisait mal. Il était fort, très fort.

*Tu vois que tu aurais du prendre l'initiative ! Tu aurais pu gagner ! Les Farfurets sont rusés, très rapide et forts mais ils n"ont guère de résistance. Juste ses griffes sont dangereuses avec sa fourberie. Mais tu es tellement lent...*

Je soupirai avant de me relever. Ce n'était pas encore fini. Je devais réfléchir moi aussi. Cette voix dans ma tête avait raison. Je combattai sans prendre compte la nature même de ce pokémon, comme de la mienne. J'étais très résistant, certes, mais je n'avais pas beaucoup de puissance, limité dans mes attaques et lent. Le combat serait long à ce rythme et j'allais le perdre. Il aurait fallu ruser ou que je puisse le bloquer mais il aurait fallu pour cela que je m'avance bien avant. J'avais eu l'occasion de l'avoir et je l'avais laissé passer bêtement.

Il me fallait une autre solution. J'étais déjà fatigué et la faim m'arrangeait rien. Je ne savais pas comment combattre, ni utiliser mes capacités. Je restai un Noctali. A demi humain. Cela ne suffirait pas contre ce pokémon qui semblait en avoir vu bien d'autre. Quelle solution trouver ?

Alors je vis Kyoku. C'était un Lucario. Un pokémon avec de la force physique brute et une bonne rapidité. Et elle ne pourrait succomber au premier coup, elle résisterait. Je ne voulais pas l'envoyer au combat, pas une fille affamée comme elle que j'étais sensée protéger. Mais je n'avais plus tellement le choix. Je l'aiderai dans sa tâche. Je sentis une force affluer en moi. Je la concentrai pour la donner à la jeune Lucario. Je ne savais pas comment c'était exactement possible mais je lui donnai tout le soutien que je pouvais.

-Kyoku... Je suis désolée de te demander ça mais... atomise le

Une nouvelle rage fit fureur en moi. J'essayais de la transformer en énergie que je lui transmis. Je restai en arrière, alerte, afin de suivre le combat et si besoin d'intervenir. Ou me protéger aussi. Ce Farfuret n'aurait pas peur de toucher encore à un homme blessé qui laisse sa place. Fourbe et rusé. Rapide et fort. Mais sans aucune défense. Mais pour l'heure, je ne comptais que sur Kyoku qui, ironiquement, allait surement nous sauver de cette mauvaise passe.
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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Dim 1 Juil - 0:43

« Qu'est-ce que tu es toi ? Tu ne ressembles pas à un pokémon.. ».


Kyoku sursauta, elle venait de comprendre un pokémon ! Mais pourquoi cela lui était-il à la fois si étranger et si familier ? Elle se sentait si étrangère à elle-même que cela la troublait.
Les forces commençaient à lui manquer et seul le danger lui permettait de tenir encore de debout.

« Je suis... un demi-pokémon en fait »

Mudai venait de répondre. Ainsi elle n’était nullement concerné, tant mieux s’il la bestiole l’oubliait, elle ne se sentait ni de parler ni de se battre.

« Tu me comprends donc... Mais comment une abomination comme toi a pu voir le jour ? Comme celle derrière toi ? Je ne vous ai jamais par ici en plus, sur mon territoire... Qui êtes-vous ? »


Des abominations ? Elle aurait aimait répondre avec hargne et lui faire ravaler ses paroles, mais une partie d’elle semblait poser un veto sur cette volonté. Comme si la priorité était de garder son sang-froid. Mais il venait de l’insulter elle et son compagnon de route !
Agacée par elle-même la jeune fille se résigna à attendre calmement ce que cette affaire allait donner.
Des abominations ? Ce mot fit enfin tilt, ils n’étaient donc pas normal… Pour ça qu’elle se sentait si étrange ?
Mais que diable avaient-ils fait pour mériter tel destin ?

« Nous venons d'arriver ici... sans aucun souvenir. Seulement nos noms. Mais nous n'allons pas rester sur vos terres.

-Ah... Vous êtes vraiment bizarre. Trop bizarre pour que cela soit vrai... Quel est ton nom ? »

Si ! Bien sûr que nous sommes vrais ! Mais Kyoku garda sa remarque acerbe pour elle et préféra garder le silence, tant que le farfuret ne se souciait de sa présence et l’oubliait ça aller. Cela pourrait bien lui être utile et sans doute pour Mudai aussi. Le jeune mâle se plaisait à mouvoir ses lames écarlates et aiguisés, comme s’il était impatient de découper la chair avec.
Son regard cinabre transperçait le pauvre hybride dérouté. Manquait plus qu’ils doivent se battre, eux deux être perdu au milieu de montagnes enneigées, sans souvenir, sans rien et affamés. Deux être démunis, pourquoi voulait-il absolument se battre contre eux ?
Sa propre faiblesse l’énerva, et au fond d’elle une vague de puissance et de volonté se souleva, pour être de suite éteinte par une impression de vide. Les forces lui manquaient, elle ne pouvait se battre sans tomber avant…
Le jeune homme semblait tout aussi perdu, et il hésita à répondre, déboussolé par la situation.

« Mudai

-Aucun sens à ce nom. On m'appelle Griffe, et tu te doutes pourquoi, n'est-ce pas ? TU as l'air d'avoir l'âme d'un grand guerrier dis-moi... Je le vois au fond de toi, je le sens. Alors si tu es si fort que ton âme le dit, je demande à voir...

-Mais... pourquoi se battre ? Je n'ai pas la moindre envie que le sang coule !

-Un combat n'a parfois pas besoin de mot pour l'expliquer. C'est un moment à vivre, une façon de comprendre certaine choses, de les mesurer, les valoir. De savoir qui on est soi-même. »


Quelles paroles étranges et pleines de vérité. Mais qu’était donc ce farfuret qui paraissait si jeune ?
Pourtant son désir de se battre et de devenir plus fort le poussa à attaquer. Il envoya un vent glacé sur Mudai qui le pris en plein visage et dû le fuir en un bon impressionnant malgré la mauvaise réception. Kyoku qui était juste derrière Mudai se décala elle aussi et se mit en retrait pour observer le combat.
Chacun avait sa propre manière de se battre, on trouvait les failles en observant. Elle fut surprise car enfin se tête pensait cela sans contradiction, d’une volonté commune, je suis enfin d’accord avec moi-même !
Pourtant son bonheur fut de courte durée lorsqu’elle vit son compagnon de voyage se faire déchiqueter petit à petit par les coups sournois du farfuret.
Devant cette horreur, son instinct lui cria de l’aider, mais c’était à peine si elle sut faire un pas dans la neige et s’effondra. Sa tête se vrillait et ses oreilles sifflaient.
Ses poings se refermèrent sur la neige, et impuissante, elle dû observer la créature sombre se fondre avec une aisance incroyable dans la neige, puis en sortir, frapper, se cacher, frapper à nouveau.
Au bout d’un instant, même s’il semblait avoir encore de la ressource, il se tourna vers la jeune fille, surprise, elle voulut parler, ouvrit la bouche puis s’en abstint pour le laisser s’exprimer :

« Kyoku... Je suis désolée de te demander ça mais... atomise le »

L’atomiser ? Mais comment ? Un léger rictus se forma et elle se prépara à lancer une nouvelle remarque acide quand elle sentit une douce énergie couler en elle.
Était-ce lui ? De la manière dont il la regardait c’était bel et bien le cas.
Elle effaça son sourire pour donner un visage déterminé, son visage se durcit et elle hocha la tête. Se relevant grâce à cette nouvelle force qui coulait en ses veines elle fit face à farfuret qui semblait d’accord pour ce changement d’adversaire.

« Abominables et faibles. Vous n’avez que faire à vivre, votre place n’est pas ici.

- On ne se retrouve pas ici pour rien, il doit y avoir une raison, et on la trouvera ! »

Elle se surprit elle-même à cracher ses paroles, mais ce n’était pas bête. C’est vrai un nouveau but mis à part de survivre et combler le vide affreux qui meurtrissait leurs âmes. Pourquoi ne pas rechercher la raison de leur présence, de leur apparence ?
Le chemin serait sans doute très long hélas…
Surtout que là, elle n’avait aucune idée de comment se battre. Elle aurait tant aimé avoir un instinct, un vrai qui prendrait possession de son corps à ce moment-là, lui permettrait de se battre avec aisance et agilité.

Mais il fallait se faire une raison, la vie n’était pas un simple jeu et elle devrait se débrouiller même si elle était relativement désemparée.
Pourtant le son des griffes du farfuret raisonnait dans sa tête, effleurant de doux souvenirs enfouis de son passé. Cette sensation la revigora, et fixa l’ennemi d’un regard acéré, lui semblait amusé de la situation.

« Vous êtes faibles. Mais coriace. Plutôt amusant. Voyons voir si tu tiendras plus longtemps que ton ami.

- C’est idiot de vouloir se battre contre nous

- La vie n’est-elle pas idiote ?

- Elle l’est certainement.

- Alors battons-nous. »


Sur ce, le farfuret disparu à nouveau dans la neige. Où frapperait-il ? Là où Kyoku serait certainement. Il fallait trouver un moyen de contrer cela. Mais comment ?

Elle n’eut le temps de finir sa pensée que déjà les lames déchiraient vêtements et chair dans son dos.
La douleur lui coupa un instant le souffle, puis elle se ressaisit et se retourna. Trop tard il s’était déjà enfouie sur la neige. Il fallait être plus rapide.
Rapidité c’était de cela dont elle avait besoin.

Elle essaya de chercher son adversaire dans la neige, de l’entendre, mais rien, et de nouveau une vive douleur l’atteint dans son dos. Se retournant elle entraperçut la créature sombre sombrer dans la neige à nouveau. Ne savait-il donc faire que ça ?
Il ne lui restait plus grand-chose comme ressource et elle se sentait partir à nouveau.
Oui il fallait que la prochaine attaque soit la bonne.
Kyoku décida de ne pas bouger, de se concentrer sur les sons. Elle devrait bien entendre quand le farfuret sortirait derrière elle pour la frapper encore une fois. Ces oreilles-là devaient bien lui servir.

Fermant les yeux pour mieux se concentrer, un bruissement se fit derrière elle. Aussitôt elle se retourna, elle senti une énergie lui offrir une vitesse incroyable. Elle se senti partir et frappa de plein fouet le farfuret avec la pointe d’acier logée au dos de sa main.
Celui-ci atterrit un peu plus loin, sous le choc, mais encore en forme. Il avait l’impression d’être sûr qu’il ne recevrait aucun coup.
Kyoku eu une once envie de courir à lui et le frapper tant qu’il était encore à terre, mais la fierté de combattante qui l’envahissait l’en empêchait. De combattante, savait-elle donc se battre avant ? Mais quel avant ?

« Ainsi tu as sû me frapper… Mais ce n’est pas suffisant jeune monstruosité.

-Tais-toi et vient te battre. »

Une vague de sang-froid l’emportait sur toutes ses pensées, les délices du combat s’immisçaient en son âme. Elle voulait le finir. Une nouvelle énergie la parcourue, elle se sentait revivre grâce à l’espoir de gagner. Mais il fut brisé rapidement.
À peine fut-elle debout qu’il la frappa de nouveau et elle s’écroula.
Étaient-ils tous les deux incapables de se battre ?
Elle fut incapable de se relever, la douleur, le sang qui suintait de ses plaies, le vide en elle, la faim, la soif, la haine, le calme... Elle se contenta de lancer un regard noir au farfuret qui s’en dire mot se tourna et commença à partir.

Blessée d’avoir perdu et qu’il ne profère aucune parole, elle décida que le combat n’était pas finit. Il attaquait de dos, elle attaquerait de dos.
Avec l’énergie du désespoir Kyoku se releva se jeta sur lui et le frappa de toute ses forces. Pas très nette comme attaque, pas fair-play. Une attaque de lâche. Mais elle n’était pas parfaite et ne pouvait accepter cette défaite ni ce qu’il avait fait à Mudai et elle.
Elle ne sut si elle avait réussi à mettre ko le farfuret, mais une chose est sûre elle avait sa revanche et finie par s’écrouler, inconsciente. Merci Mudai.

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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Lun 2 Juil - 3:02

Je crus voir un sourire ironique se dessiner sur le visage de Kyoku avant de disparaitre dans une moue déterminée. Elle était prête à en découdre. Je la sentais affaiblie par la faim et je ne savais pas si elle allait tenir le coup, mais c'était bien la seule solution.

« Abominables et faibles. Vous n’avez que faire à vivre, votre place n’est pas ici.

-On ne se retrouve pas ici pour rien, il doit y avoir une raison, et on la trouvera ! »

Je sentais une telle détermination chez elle que cela me fit sourire. Elle était vraiment prête à tout. Cette force l'alimentait tout comme la mienne que je lui passais par je ne sais quel miracle. Encore une diablerie que je ne comprendrais pas tout de suite. J'avais tout de même peur que le combat s'engage. Cet instinct protecteur qui m'enveloppait me hurlait de la protéger mais il fallait lui faire confiance. Au moins cette fois ci.

« Vous êtes faibles. Mais coriace. Plutôt amusant. Voyons voir si tu tiendras plus longtemps que ton ami.

-C’est idiot de vouloir se battre contre nous

-La vie n’est-elle pas idiote ?

-Elle l’est certainement.

-Alors battons-nous. »

Ces quelques phrases dites, le Farfuret s'enfonça une nouvelle fois dans la neige. Toujours la même attaque, la même ruse. J'espérai que la jeune fille avait assez vu de mon combat pour savoir riposter mais je vis tout de suite que la vitesse lui manquait. La faim surement. Mais a ce rythme, elle allait se faire tuer ! Une montée de panique me prit, si bien que je m'efforçai à donner le plus de force possible à Kyoku. Celle ci ne bougea pas d'un poil. que faisait-elle ? Elle... écoutait ? Je l avis frapper à son tour le farfuret avec une brutalité qui le fit valdinguer plus loin. J'eus un moment d'espoir avant de voir l'ennemi se relever. La jeune lucario n'avait pas achevé son ennemi. Pourquoi ? Ca aurait pu mettre fin au combat... Peut-être qu'elle ne permettait pas tous les coups, et qu'elle n'était pas aussi froide que son attitude le montrait.

« Ainsi tu as sû me frapper… Mais ce n’est pas suffisant jeune monstruosité.

-Tais-toi et vient te battre.

Montruosité... Un horrible mot pour cette jolie fille. Le combat allait s'engager de nouveau lorsque le Farfuret frappa d'un coup vif. Kyoku fut brisée et tomba à terre. J'allais courir vers elle lorsque Je la vis bouger. Je la vis se relever et faire face au dos de l'adversaire qui n'avait pas pris soin de vérifier si elle ne pouvait plus bouger. Un dernier coup, plus lâche, de dos, mais avec toute la force qui lui restait avant de tomber à terre.

Mais le Farfuret se relevait encore, tremblotant. Cette fois, sans plus attendre, je me dis devant Kyoku, prêt à la protéger. Il n'était pas question qu'il la touche. Bizarrement, cela me fit du baume au coeur, sans savoir pourquoi. Qui était cette fille pour moi au final ? MOn regard déterminé fixa le sien. Il semblait hésiter de se mesurer à moi. Il ne me restait pas énormement de force mais assez pour l'anéantir, maintenant qu'il était affaibli. Mais je ne voulais pas voir d'autres coups et blessures. Et je devais m'occuper d'elle.

-Le combat est terminé, Griffe...

-Je vois... Tu m'épargnes alors ? J'ai de la chance cette fois...

-Qu'est ce que tu racontes ? Va t-en, je ne te laisserai pas toucher un peu plus de cette fille que tu appelle monstre !

-Monstre ? Vous avez vu votre apparence ? Néanmoins, vous faites preuve de tactique, de loyauté et de sagesse pour des monstres. Le combat s'arrête ici. Vous l'avez remporté.

Je ne pus réprimer un sourire de soulagement. Sans plus tarder, je pris Kyoku sur le dos, bien décidé à ne pas la réveiller. Elle n'avait pas l'air d'aller mal mais je l'alimentai avec mon énergie comme pendant le combat. Elle s'était bien battu. Il faudrait que je la remercie plus tard. Je commençai à avancer quand le Farfuret m'arrêta.

-Va vers l'Ouest. Tu trouveras des baies un peu plus loin. Il y en a peu dans ces régions alors fais y attention pour que tout le monde en ait.

Sur ces mots, il disparut dans la neige. Il ne devait pas tenir à ce qu'on le voie aller jusqu'à son territoire. La méfiance, toujours la méfiance. Et puis, qu'est ce que je pouvais en faire ? Il fallait marcher assez vite pour atteindre la nourriture et Kyoku avait besoin de repos. Il faudrait trouver une grotte mais comment faire ? Par ou commencer ?

C'est alors que je trébuchais sur quelque chose.

Il y avait des objets posés sur la neige. Deux livres et deux sacs. Je m'accroupis pour les regarder. Le livre était vierge, rien à en tirer. Mais le sac contenait mille et une affaires pour chaque terrain. C'était bizarre. D'ou ça venait ? POurquoi ? Cela tombait trop bien pour que cela soit un hasard. Mais il n'y avait personne autour de moi. Griffe peut-être ? Qu'est ce qu'il aurait fait de ça ? Dans tous les cas, il y en avait deux, un chacun. Ce n'était vraiment pas un hasard. Mais où étions nous atterri au final ?

Je pris les vetements plus chauds qu'il y avait pour couvrir Kyoku. Je n'avais pas froid moi mais comme elle était inconsciente, il valait mieux faire attention à elle. Puis, je pris le tout avec moi avant de repartir. J'étudierai le sac plus tard, là n'était pas la priorité. J'avançai en donnant continuellement mon énergie à Kyoku, jusqu'à commencer à en manquer un peu. J'avais faim moi aussi et je n'allais pas tenir longtemps.

Je menaçai de m'effondrer, avec le poids que je portais lorsque je vis des arbustes au loin. Dessus, il y avait un cadoizo qui prenait son repas. Lorsqu'il me vit, il sursauta et s'enfuit au loin, de peur que je l'attaque. Je souris gentiment avant de me précipiter vers les baies. Elles avaient l'air comestibles et surement que ce pokémon ne s'intoxiquait pas.

-Pas manger Cadoizo ! Les baies bien meilleurs !

Je fus étonné de voir l'oiseau encore tout près. Sans doute avait-il faim lui aussi. Je lui fis signe d'approcher. Il ne réagit pas tout de suite, de peur que je l'attaque.

-Je ne vais pas te manger. Je mangerais ces baies. Mais aurais tu un abri pour mon amie et moi ? Elle est très fatiguée et a besoin de repos.

-Cadoizo sait où trouver caverne ! Mais pas manger Cadoizo !

-Promis, tu peux me faire confiance.

Je récoltai des baies avec le cadoizo, qui me conseillait. Je les trouvais petit mais j'avais croqué l'une d'elle qui m'avait donné des forces comme jamais. Sans doute qu'elles étaient très nourrissantes. Puis, le pokémon me conduisit vers sa cachette, une cavité directement creusée dans la roche, à l'abri du vent et de la neige. Cela suffirait. Je déposai enfin Kyoku sur le sol, avec des vetements pour pas qu'elle attrape froid. Le pokémon l'observa un moment pendant que je me ravitaillai avant de chercher quelque chose dans la besace qu'il avait, formé avec son plumage. IL en sortit un cadeau. Je craignais le pire...

-Euuh.. je ne pense pas que ce soit une bonne idée...

-Cadoizo soigner lucario ! Cadoizo sait quoi faire !

Il laissa le cadeau tomber sur elle. IL n'explosa pas. C'était bien un soin. Ce cadoizo était bien plus malin qu'il ne le faisait croire au final. Sous l'effet de l'attaque, je vis Kyoku bouger. Je vérifiais que je n'avais pas mangé sa part avant de la regarder émergé. Le pokémon la regardait aussi avec des yeux ronds comme des soucoupes. cela faisait presque peur. J'attendis qu'elle soit complètement réveillée avant de lui dire.

-Tu l'as vaincu. Et en plus de ça, on a un ami, un logis et à manger. Bonne nouvelle non ?

Je lui souris doucement. Bon, il restait pleins de question à élucider et les sacs à regarder, ainsi que ce fameux livre vierge mais pour un début, c'était pas mal non ?
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MessageSujet: Re: Ce qui s'appelle ne pas être du matin...   Jeu 5 Juil - 20:26

Kyoku flottait, elle se sentait consciente sans vraiment l’être. Ses yeux refusaient de s’ouvrir, aucun son, aucune odeur, aucune sensation ne venait la réconforter. Coupée du monde, seule avec ce vide affreux qui la tourmentait. Elle était faible et avait besoin de manger. Ses blessures sanguinolentes dans son dos avaient besoins d’être soignées aussi.
À peine découvrait-elle un nouveau monde qu’elle était déjà en piteux état. Mais que diable faisait-elle là ?
La jeune fille aurait tant aimé sombrer dans l’inconscience afin de fuir les questions perpétuelles qui la tracassaient et dont elle ne parvenait à offrir aucune réponse…
Mais à la place elle cherchait sans cesse son passé, qui était-elle, qui était Mudai, ce qu’ils faisaient là, pourquoi… Elle ne parvenait à penser à autre chose, elle en avait une terrible nausée d’être sans cesse envahie par sa propre conscience, qu’elle-même était tourmenté par elle-même.

Puis peu à peu elle se senti partir, elle commençait à délirer, elle rêvait de battre un farfuret avec un katana, que celui-ci ne cessait de soigner de ses blessures, puis la maintenait fermement au sol, que celui se transforma en une jeune fille qui demanda de lui rendre le médaillon qu’elle portait au cou, qu’il était à elle ?
Ses délires partirent loin et elle finit par atterrir dans des chimères où elle faisait une bataille de boule de neige avec des guerriers et se faisait réprimander par une vieille femme qui avait reçu une boule de neige. Puis une douce chaleur l’envahie et tout s’effaça.

Une terrible fatigue l’envahit, mais Kyoku se sentait mieux qu’après le combat contre le pokemon. De vagues odeurs venaient à elle, celle de Mudai, de la terre et d’une personne étrange. Elle entendait des frottements de vêtements, sans doute son compagnon de route qui s’installait sur le sol, mais aussi des bruissements de plumes tout près d’elle. La curiosité la poussa à ouvrir les yeux malgré les maigres forces que l’hybride détenait.
La première chose qu’elle vit fut une voute de roche couverte d’une légère couche de glace. Une buée venait selon une fréquence régulière se ficher devant ses yeux : c’était sa propre respiration qui provoquait ce phénomène. Pourtant elle n’avait toujours pas froid, et sentait même son corps alourdit par un poids sur elle, une couverture ?
Elle tourna légèrement la tête et vit un cadoizo qui la fixait, surprise elle voulut se relever rapidement, encore imprégnée de sa première rencontre avec un pokemon sauvage.

« Pas attaquer cadoizo, cadoizo gentil, codoizo guérir blessures ! »

Il avait un peu reculé visiblement effrayée et sortie pour le prouver un petit cadeau. Son instinct la poussa à le croire et compris que c’était grâce à lui que son dos ne lui faisait plus souffrir.
A Moitié redressée sur un coude suite à la rencontre imprévu, elle aperçut derrière l’oiseau Mudai qui avait repris un peu de couleur et qui semblait attendre patiemment son réveil.

« Tu l'as vaincu. Et en plus de ça, on a un ami, un logis et à manger. Bonne nouvelle non ? »

Un peu perdue, Kyoku observa autour d’elle, deux sacoches et des livres étaient posé près de son compagnon de route, le cadoizo s’était assis dans un coin de la petite caverne qui les couvraient du vent et de la neige et une cape épaisse la protégeait.

« Merci, tes blessures sont-elles guéries ? »

Avant de penser à manger, la jeune fille préférait se soucier de son ami qui l’avait tant protégée et aidée jusqu’à maintenant. Celui-ci parut gêné et le cadoizo brisa le silence.

« Noctali humain blessé aussi ? Cadoizo offrir cadeau à noctali humain ! »

Aussitôt il sortit un cadeau de sa sacoche, celui-ci disparu et envahit Mudai d’une douce lumière. Il reprit de légères couleurs et manquait sans doute juste d’un peu de repos. Après qu’il eut remercié leur sauveur, le jeune homme offrit quelques baies à Kyoku pour qu’elle en fasse son repas.
Celle-ci affamée observa les trois baies fichées dans sa main.
Maigre repas, mais il faudra s’en contenter. Elle le remercia d’un regard reconnaissant et avala les trois fruits. Ceux-ci étaient bien plus nourrissants qu’ils n’en avaient l’air et une énergie délectable s’empara de son corps.

Repus, elle s’adossé à la paroi près de l’hybride et s’empara d’un sac et d’un livre.

« Ils viennent d’où ? »

Il lui répondit hâtivement qu’ils les avaient trouvés dans la neige après leur combat, mais laissa le soin à Kyoku de découvrir par elle-même ce qu’ils contenaient.
Pensant qu’il n’y avait rien dans le sac, elle le secoua pour voir si quelque chose allait en sortir. Grave erreur car un flot d’objets essentiellement liés à la survie en sortie. À sa grande surprise ce petit sac de toile ne pesant pas plus que son poids et assez grand pour juste accueillir un livre contenait tentes, vêtements chaud, briquet tempête, quelques bandages et autres babioles nécessaire pour survivre en pleine nature.
Deuxième surprise, lorsque, plutôt pessimiste elle voulut ranger quelques objets dans la toile, ils disparaissaient et elle put tout ranger. Grand mystère…

« Aïe »

La jeune fille venait de se piquer avec une aiguille mal placée, à côté d’elle se tenait une bobine de fil et se rappelant du dos déchiqueté de Mudai elle les mit de côté pour réparer les vêtements avant qu’il ne meurt de froid. D’ailleurs elle sentait aussi la roche glacée contre sa peau, son haut lacéré ne la couvrait plus de grand-chose.
Ayant fini d’examiner la besace, elle s’empara d’un des deux livres qui ne ressemblait à rien d’autre qu’un ouvrage marron un peu épais où figurait en lettre manuscrite « Atlas » et un peu plus loin « Kyoku ».
Une vague question remonta en sa mémoire, depuis quand savait-elle lire ?
Ce savoir lui fit comprendre que son avant n’avait pas était entièrement effacé et une once d’espoir la parcourue. Peut-être qu’un jour elle se souviendrait de tout…

Ouvrant le livre, elle tourna rapidement les pages qui semblaient toutes vierges. Sauf les dernières qui contenaient une carte d’un certain monde du nom d’Aléah et un peu d’écriture qu’elle ne prit le temps de lire, préférant la carte. Était-ce le monde où ils étaient ?
Elle constata l’existence de villes sur certains continents, ils n’étaient pas seuls…
Un nouveau soulagement s’empara d’elle.
Il ne lui restait qu’une dernière chose à élucider outre son passé inexistant et sa présence en ce lieux.
Se tournant vers son compagnon de route, elle constata du coin de l’œil que la cadoizo s’était endormis et que le demi-noctali l’observait silencieusement.

« Dit Mudai, je ne sais pas quel lien nous lie, mais une chose est sûre, je ne veux pas que nos routes se séparent, quoi qu’il arrive. Ça te dirais qu’on fasse route ensemble quelques soit nos futures rencontres plus ou moins amicales ? »


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Ce qui s'appelle ne pas être du matin...
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