Aléahsente - RPG

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 Amina Korona

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Amina Korona
« Fondatrice Mentarie ● Hybride »
« Fondatrice Mentarie ● Hybride »
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PUF : Mentarie
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Espèce: Givrali
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Techniques / CT:

MessageSujet: Amina Korona   Ven 19 Aoû - 18:30

« Présentation d'Amina Korona »


Dites merci à mon scanner pour avoir détruit mon dessin ! =)



« Généralités »


Ancien nom (optionnel) : Alicia Black.
Nom : Amina Korona.
Âge : 17 ans.
Sexe : féminin.
Espèce : Givrali.

« Plus en profondeur... »


Description physique :

En tant qu'humaine quasi-lambda de dix-sept ans, soixante-trois jours et quatre-vingt-deux minutes, âge plus ou moins précis auquel elle traversa le portail, la dénommée Alicia Black avait tout d'une élève normale de Terminale ES d'un lycée réputé de Paris. Ses cheveux blonds, parfaitement démêlés quelques minutes plus tôt au moyen d'une brosse qu'elle transportait partout, tombaient sur ses épaules en longues mèches légèrement ondulées à leur extrêmité. Le port droit et l'allure élégante, elle s'était toujours efforcée de ressembler à une adulte, aussi bien dans son comportement exemplaire que dans sa tenue vestimentaire, loin de la jeune adolescente débraillée et sauvage qu'était devenue sa petite soeur de seize ans. Elle portait, le plus souvent, une robe simple, ceinte à la taille par une fine lanière de cuir dont la couleur variait selon la teinte du vêtement, ainsi que des chaussures à talons discrets qui claquaient agréablement dans les couloirs du lycée.

Il lui arrivait de porter des lunettes, lorsque celles-ci s'accordaient à sa robe et aux circonstances, même si elle n'en avait pas vraiment besoin. En effet, sur la classique échelle de dix, sa vue atteignait les neuf virgule sept point, de ce fait, elle ne voyait pas vraiment la différence entre les fois où elle portait ses lunettes et celles où elle ne les portait pas. Toutefois, c'était quelqu'un qui aimait se sentir « à la mode », « classe », ou encore « mature », aussi employait-elle tous les moyens nécessaires pour y parvenir. Mais revenons à sa description physique, voulez-vous ? La veste qu'elle portait ce jour-là, et qui était en fait sa dernière acquisition, dont elle était particulièrement fière, ossillait entre le beige et le marron, sa coupe s'affinait au niveau de la taille puis s'élargissait de nouveau quelque peu, s'arrêtant un peu au-dessus des genoux d'Alicia. Celle-ci ne portait pas de robe distinguée, ce jour-là. Non, elle avait opté pour un short clair, blanc, en fait, et une marinnière rouge striée de la même teinte d'ivoire. En revanche, elle portait toujours ses petits talons noirs qu'elle avait arraché des mains d'une de ses rivales du lycée, le dernier jour des soldes, autre victoire qui faisait sa fierté. Ce jour précis enterrait définitivement l'été pour cet année, aussi portait-elle de fins collants transparents, afin de profiter encore un peu de son faible bronzage.

Ses yeux, aussi ambrés que ceux de certains chats, faisaient parfois un peu peur à ses camarades de classe, qui écourtaient la conversation sous un prétexte ou un autre pour s'enfuire en courant. Et ce n'était pas pour lui déplaire ! Elle passa une dernière fois ses mains dans sa chevelure toute aussi ambrée que ses iris, geste qu'elle faisait habituellement quand elle était sur le point de découvrir quelque chose d'important, ou d'arriver à une conlusion satisfaisante, ses ongles vernis ressortant particulièrement bien dans sa tignasse d'or, avant de partir. Loin.

Mais assez parlé d'Alicia, n'est-ce pas ? C'est Amina que vous voulez connaître, n'est-ce pas ? Nous allons donc faire une description assez sommaire de cette jeune Hybride Givrali, puisque les images sont souvent plus évocatrices que les mots.

De taille et de corpulence moyenne, Amina Korona, ou simplement Amina, a été liée à un Givrali, et, de ce fait, possède les oreilles félines de ce Pokémon. En forme de losanges, celles-ci sont extrêmement sensibles, et indiquent, malgré elle, son humeur avec plus d'éloquence que n'importe quel mot. Les mèches d'un bleu sombre qui lui tombent sur le front ne poussent que si on les coupe, et ne dépassent jamais une certaine longueur, afin de ne pas lui obstruer la vue - encore un héritage de sa moitié monstre de poche. Un fin sert-tête noir empêche ses longues mèches de lui tomber sur le visage. Ses yeux, également bleus, sont larges et curieux, mais semblent différents lorsqu'elle se bat. De sa masse de cheveux clairs pendent deux bandes bleutées terminées par une pointe plus sombre, dont le tranchant, maîtrisé par l'ancienne humaine, ne blesse que ses ennemis. C'est justement grâce à ces excroissances élégantes qu'Amina pourra, lorsqu'elle sera devenue assez puissante, condenser l'air autour d'elle et déchaîner de puissantes tempêtes de grêle. Pour l'heure, il s'agit juste d'une autre marque laissée par Givrali sur sa nouvelle anatomie. Son visage fin et anguleux rappelle celui d'un félin sauvage, et une canine acérée sort continuellement de sa bouche, armée d'une bonne vingtaine d'autres crocs mortels. Son nez est, quant à lui, presque humain, puisque seules ses facultés olfactives très développées et sa grâce inhabituelle le différencie de celui des Hommes.

Un simple débardeur bleu foncé cache son ventre et le bas de son dos, qui, sans lui, auraient été laissés nus par son maillot aux manches plutôt courtes, qui n'habillent ni son cou ni ses épaules, et dont le col fait un "v" minuscule, si bien qu'on le croirait presque déchiré au niveau du buste. De longues mitaines protègent ses avant-bras et remontent jusqu'au-dessus de ses coudes ; terminées par un revers bleu marine, elles auraient été aussi claires et unies que son haut si la partie inférieure du tissus, plus foncée, n'avait formé une vague de couleur caressant presque le creux de ses coudes. Ces mitaines, quelque peu étranges, s'arrêtent juste avant d'atteindre les doigts d'Amina - mais laissent tout de même une ouverture par laquelle passent les pouces - et sont terminées d'un simple revers de tissu clair. D'après l'atlas, ils sont fait d'une matière spéciale aidant à contrôler l'énergie concentrée au niveau des mains, mais la jeune Hybride ne comprendra la véritable signification de cette phrase que bien plus tard. Lorsqu'elle s'énerve, ses ongles s'allongent et s'affûtent, puis se rétractent de nouveau dès qu'elle se calme, à la manière des griffes des chats.

Amina, bien qu'ayant concervé sans le savoir son goût humain pour les vêtements qui ont « la classe », préfère, en Aléah, porter un short simple, blanc ou bleu pâle selon son humeur, équipé d'une ceinture de cuir, généralement bleu marine, et ce même si la température ambiante atteint des records de faiblesse ! Après tout, Givrali étant un Pokémon de type glace, elle supporte parfaitement le froid - autant en profiter, non ? Un petit trou très discret et adapté à la taille de sa queue a été percé derrière ledit short, juste en-dessous des passants de la ceinture, afin que celle-ci puisse bouger librement. Lorsqu'elle est tendue, son extrêmitée, sombre et pointue, arrive aux tois quarts de ses jambes, mais, habituellement grâcieusement recourbée, elle flotte aux niveaux des genoux de l'Hybride. De longues chaussettes - même si elles ressemblent plus à des guêtres, selon elle -, assorties à ses mintaines, remontent jusqu'en-bas de ses genoux, et ses bottes, fourrées, claires, sont halés du même bleu foncé là où se situent ses pieds. Elle n'utilisera cependant pas tout à fait la même tenue lorsqu'elle se battra - car elle apprendra très vite à mettre le Kit de Survie à profit !



Caractère :

Alicia Black s'efforçait de paraître calme, posée, studieuse, intelligente, prompte à réagir lorsqu'il s'agit de rattraper une balle perdue par l'un de ses camarades de classe, et adorait s'occuper d'elle - même si elle était toujours prête à aider ses amis. Bref, à être la parfaite élève qui veut réussir sa vie à force de persévérence et de détermination. Mais en vrai, que se cachait-il en elle, enfoui à tout jamais ?

La Curiosité.

Oui, la Curiosité, avec un "c" majuscule, s'il vous plait ! Quelque chose d'intatiable, de dévourant, mais quelque chose d'incontrôlable et dangereux, aussi. Curiosité qu'elle avait choisi d'oublier le jour où ses parents lui ont annoncé qu'ils la destinaient à une « brillante carrière » dans le domaine économique, et l'orienteraient bientôt vers une excellente école de commerce. « La meilleure de toutes », avaient-ils affirmé. Oui, vous savez, ce genre d'école où il faut s'inscrire trois ans à l'avance pour espérer avoir une place. Ainsi s'envolaient ses rêves dans lesquels elle théorisait sur la création de son monde, ou découvraient de nouveaux éléments chimiques et les propriétés physiques qui allaient avec. D'abord dépîtée d'être contrainte d'étudier l'économie et les sciences sociales, domaines dans lesquels elle était loin d'exceller, elle s'était finalement résignée en se disant qu'au moins, elle aurait de quoi vivre une fois à la retraite et pourrait se relancer dans l'élaboration d'hypothèses aussi enfantines que farfelues !

Donc, elle était curieuse, mais elle ne montrait pas. Ou plutôt, elle s'efforçait d'éviter de le montrer. A part cela, Alicia était une personne faussement docile : elle jouait les petites filles sages devant ses professeurs en espérant rester hors de leur liste rouge, mais était en réalité entêtée au possible ! S'ajoutaient à cela toute une liste de petites manies, plutôt discrètes, mais bel et bien présentes, parmi lesquelles l'horreur pure et simple de la saleté. Poussière, crasse, cheveux morts, ongles cassés, accariens et autres « infâmies » n'avaient qu'à bien se tenir ! Tout était soigneusement, méticuleusement, inlassablement et irrepressiblement nettoyé, aspiré, épousseté, balayé, anihilé. Autre petit chipottage de sa part : les cheuveux. Chacun de ses filaments capilaire doit être exactement de la même longueur que celui d'en face. Grossièrement, l'axe de symétrie dans sa cheveulure devait se situer au milieu de sa tête, suivre sa raie et la ligne de sa colonne vertébrale. Donc, tous les matins, la première chose qu'elle faisait était d'allumer la lumière, d'empoigner une paire de ciseaux et un mètre mesureur, de se planter devant sa glace et de couper le moindre petit cheveux ayant eu l'audace de pousser plus que son symétrique pendant la nuit. Impitoyablement. Sans quoi elle était complètement perturbée toute la journée.

Les cheveux des autres ? C'était leur problème, pas le sien, même si elle répétait chaque matin à ses proches qu'une mèche n'était pas de la même taille que l'autre, avant de les rassurer en leur disant qu'elle avait toujours des ciseaux et une glace de poche dans son cartable. De quoi les effrayer quelques minutes, quand même. La simple idée que leur amie était maniaque les mettait mal à l'aise pendant quelques secondes, puis, habitués, ils changeaient habilement de sujet.

Passons maintenant à la colère, voulez-vous ? Car, oui, Alicia Black s'énervait - pas souvent, mais ça lui arrivait quand même. Lorsqu'elle entrait en "mode Hyper", il vous était conseillé de conserver une distance de sécurité d'un minimum de dix mètres avec elle et... Non, elle n'était quand même pas si terrible que ça, je vous rassure tout de suite ! Mais il vallait mieux éviter de lui parler, et attendre qu'elle se calme toute seule comme un grande, au risque de vous faire traiter de tous les noms.

Voilà qui pourrait expliquer pas mal de choses... Dont le caractère un peu étrange d'Amina ! Son caractère, d'ailleurs, parlons-en. Elle a toujours les petites manies d'Alicia, oui, vous savez, ce genre de choses qui finissent par nous rendre fou, à un moment ou à un autre... Ce genre de chose qui nous poursuit inlassablement durant toute notre existance et... Uhm, bref, vous voyez ce que je veux dire.

La curiosité cachée d'Alicia, qu'elle considérait comme immature, et, secrètement, la rapporchait de son côté scientifique, devient pour Amina une source moteure, quelque chose qui la pousse plus loin, et l'aide à avancer. Au même titre que la détermination et l'entêtement, d'ailleurs ! Sympathique, compatissante, pas spécialement généreuse mais loin d'être radine, l'Hybride Givrali possède néanmoins une personnalité plus sombre, plus aggressive, mais, elle aussi, enfouie au fond d'elle. Quelque chose de profondemment endormi, et qui se réveillera lorsqu'elle sera en difficulté dans un combat, pour lui assurer - ou presque - la victoire ! Ce côté sauvage hérité de sa moitié Pokémon...


« Le Passé, c'est le Passé ! »


Histoire :

Le petit monde d'Emma Black bascula lorsqu'elle donna un premier enfant à son mari. Dès l'instant où elle apprit qu'elle était enceinte, Evans Black, chef d'entreprise réputé pour son intransigence et son habileté, lui suggéra, en homme d'affaire expérimenté, de prendre ses congés maternié et de quitter son travail pour élever la progéniture. C'est ce qu'elle fit, pour son plus grand bonheur, et malheur. Elle éleva son fils pratiquement toute seule, puisque l'homme de la maison était surchargé de travail six jours et demi sur sept. Quelques années après la naissance de l'aîné, Emma mit une petite fille au monde. C'est ainsi que naquit Alicia Black, un trente-et octobre, lors d'une nuit pluvieuse.

N'écoutant que son instinct de mère, Madame Black délaissa quelque peu l'éducation de son fils pour se concentrer davantage sur celle de la cadette. Qui fut bientôt détrônée de sa place de dernière-née par une petite soeur, Alice, qui avait un an de moins qu'elle. Ainsi, les deux filles furent rapidement privilégies, au détriment de leur grand frère, qui passait d'ailleurs très peu de temps en leur présence lorsque leur mère les surveillait. Les années passèrent sans évènement majeur dans la vie d'Alicia, bien qu'elle se distingât déjà de sa petite soeur par ses meilleurs résultats scolaires. Alice, d'ailleurs, s'avéra plutôt jalouse vis-à-vis des compétences de son aînée. Fort heureusement pour elles, la cadette, ayant passé l'âge de raison, apprit à accepter ses défauts et cessa de jalouser sa soeur. Les deux jeunes Blacks devinrent, par la suite, très complices, et passèrent plus de temps ensembles.

Tous les dimanches après-midi, Monsieur Black rentrait chez lui, épuisé par sa semaine de travil intensif. Malgré sa présence dans la grande bâtisse familiale, le chef d'entreprise passait toujours très peu de temps avec ses enfants, toujours préoccupé par quelqu'affaire « de la plus haute importance ». Un dimanche, néanmoins, Alicia insista auprès de sa mère pour passer l'après-midi avec son père. Celui-ci la reçue dans son bureau, absorbé dans l'écriture d'une lettre professionnelle.

Lorsqu'il leva les yeux sur sa fille, Evans constata avec déception qu'elle n'avait pas hérité de tous les traits de la famille Black. Elle n'avait pas ce regard bleu glacier, froid, et perçant de son ascendance paternelle, ni du port de tête droit et autaint qui avait fait d'eux des personnes craintes et respectées. Au contraire, lorsqu'il détailla sa fille du regard, il remarqua ses yeux ambrés, son air innocent et son sourire naïf caractéristique des enfants de son âge. « Pas de quoi en faire l'héritière de l'entreprise », pensa le père de la petite. Il cèderait donc la société à son fils aîné, comme initialement prévu. Comme le regard de la gamine se promenait sur les nombreux dossiers parsemant le bureau de l'homme d'affaire, celui-ci décida qu'il était temps de lui apprendre les bonnes manières.

« Alicia, commença-t-il, cassant, fouiner dans les affaires des autres n'est pas poli. »

L'enfant posa sur son père ses yeux de miel, ce qui eut pour effet de l'énerver encore plus.

« Non mais, regarde-toi, s'emporta-t-il, tu as autant de prestence qu'un vieil épouventail abandonné ! Les gens de la famille Black tendent tous vers la perfection, mais on dirait que ta mère a oublié de t'enseigner ce genre de détails. Il va falloir faire beaucoup mieux que ça, si tu veux te montrer digne de nous ! »

Elle avait huit ans. Elle s'en souviendra toute sa vie.

Depuis ce triste jour, Alicia, toujours prête à relever un défi, s'employa « tendre vers la perfection ». Elle avait appris, grâce au plus vieux dictionnaire de la bibliothèque, que la perfection, fait de n'avoir aucun défaut, était quelque chose d'inaccessible, car l'Homme, par définition, commet des erreurs. Il lui était néanmoins possible de s'en apprcoher, et, malgré son jeune âge, elle comprenait qu'il lui faudrait être la meilleure, et ce dans tous les domaines, pour être Ì digne d'eux ». Cette notion, trop complexe pour qu'elle ne la comprît entièrement, finit par guider le moindre de ces faits et gestes. Parce que son père voulait être - et serait - fier d'elle. Parce qu'il le lui avait demandé, et que, machninalement, elle lui obéissait.

Elle avait quinze ans, cette nuit d'octobre. Après avoir fêté son anniversaire avec sa petite soeur, ses amies et - chose exceptionnelle - son grand frère, Alicia s'était couchée, la tête pleine de pensées heureuses. Elle rêva. Rêva que des visages familiers la pointaient du doigt, moqueurs. Rêva d'un vide terrible, dans lequel la poussaient inexhorablement ses proches, sous prétexte qu'elle ne pourait jamais atteindre la « Perfection ». Alicia se réveilla en sursaut, se rendormit. Son réveil indiquait minuit.

Le lendemain matin, la petite fille devenue adolescente se leva tôt, prit son petit déjeuner rapidement, emprunta la paire de ciseaux de coiffure de sa mère, et rectifia quelques mèches, ayant poussé plus vite que leurs voisines de l'autre côté.

Elle garda cette étrange habitude, de, chaque matin, vérifier l'équilibre de sa chevelure, sans quoi il lui arrivait d'être soumise à des crises d'angoisse, de durée variable, durant lesquelles elle se retrouvait devant le bureau de son père, qui lui intimait sa déception, et qui lui rappelait son « rôle ».

Quelques mois plus tard, Alicia, qui avait de plus en plus de mal à rentrer dans les rangs serrés imposés par son géniteur, ne voulait plus accepter d'ordres, ou de leçons sans autre fondements que les convictions de Monsieur Black. En fin d'année scolaire, ses parents prirent eux-mêmes la décision de lui faire suivre un cursus économique, comme le tertiaire était « le secteur de demain », malgré ses rétissances et sa nette préférence pour les matières scientifiques. Ce fut peut-être ce qui enterra sa résistance. Comment lutter contre le monde de son père, lorsqu'on n'est qu'une lycéenne lambda dont l'avenir semble tout tracé par ce dernier ?

Alicia entra donc en première, puis terminale ES, dans un lycée privé, réputé excellent, et où les combats de Pokémons, « violents et futiles », n'avaient pas leur place. Mais la jeune fille ne s'en préoccupait pas vraiment, n'ayant jamais eu l'occasion de s'approcher de ces étranges créatures. Quelques mois avant l'examen de fin d'année tant redouté des lycéens, son frère commeça à se comporter de manière étrange. Son attitude changea, et il alla même jusqu'à entraîner ses deux soeurs dans un parc en lisière de la ville, où il avait l'habitude de rester pour étudier au calme, les jours de beau temps. Ce ne fut pas pour parler d'études qu'il les y conduisit.

Sur tout le trajet, il avait évoqué une intense lumière, dont il ignorait la source, et qu'il tenait absolument à leur montrer. Il se planta au milieu d'un espace herbeux, délimité par une cloture basse en piteux état, et pointa quelque chose que lui seul pouvait voir de son index droit. Devant son insistance, la méfiance d'Alicia fit de nouveau place à sa curiosité naturelle, qu'elle avait, durant presque deux ans, tenté de contenir pour suivre une voie que ses parents considéraient comme « raisonnable ». Pour leur prouver que cette étrange lumière était réel, l'aîné de la famille Black voulut y plonger la main. Son bras, d'abord, puis son corps tout entier disparut du parc, laissant les deux soeurs perplexes. Elles ne voyaient rien de spécial. Où leur frère était-il passé ?

Quelques jours plus tard, un officier de police frappa à la porte, déclarant que « le jeune Monsieur Black n'avait pas encore été retrouvé par les Pokémons pisteurs de la ville ». Alicia entraîna sa soeur avec elle, un soir, après les cours, et fit un détour par le mystérieux parc. Elle s'approcha de l'endroit d'où son frère avait disparu, une centaine d'heures plus tôt. Elle ne vit d'abord rien, puis un hâlo lumineux se matérialisé devant elle, en plein milieu du carré d'herbe rase qui avait déjà avalé son frère. Surprise, elle laissa s'échapper un petit cri aiguë. Sa soeur, elle, ne semblait pas avoir vu le portail de lumière rayonnante qui venait d'apparaître.

« Alice, il avait raison. Sa "lumière", je la vois aussi. On dirait une sorte de... Porte ? J'entre, je vais le chercher. »

De la même manière qu'elle avait "vu" son frère le faire, elle tendit la main pour tenter de se saisir de la porte immatérielle.

Elle fut happée par un tourbillon de couleurs chatoyantes, qui dansaient autour d'elle.

Alice la suivit, quelques minutes plus tard.


« Présentation de sa moitié Pokémon »


« Généralités »


Surnom (optionnel) : Khora, ou Song.
Âge (optionnel) : quelques années de vie Pokémon correspondant approxymativement à une vingtaine d'années humaines.
Sexe : femelle.


« Plus en profondeur... »


Caractère :

Vous êtes-vous déjà retrouvé en face d'un mur de glace impénétrable dans votre vie ? Si c'est le cas, ce mur devait certainement s'appeler Khora, ou Song. C'est en effet la première impression que vous fera ce Pokémon. Car la Givrali, suite à ce qu'elle considèrera toujours comme une infâme trahison, a décidé de fermer son coeur à toute émotion positive, pour ne plus être déçue par la vie. Ou par les autres. De ce fait, elle déteste les humains, et n'accorde sa confiance à aucune créature vivante de ce monde. Une rancune indiscible la tient à l'écart de ces êtres dépourvus de compassions que sont les Hommes, et sa colère guide ses mouvements lorsqu'elle se bat.

Outre cette épaisse croûte de glace qui dicte sa conduite, Song, éprouvée par la solitude qu'elle a si longtemps tenue à conserver, éprouve un sentiment étrange, qu'elle pensait ne jamais connaître. Quelque chose entre la nostalgie et la tristesse, la douleur d'avoir perdu une vie facile et heureuse avec un jeune humain l'ayant abandonnée dans son enfance. Pour se vider de ces émotions contraires à son nouveau mode de vie, elle siffle une étrange mélodie, mêlant rancune et peine, quand le blizzard souffle, près des glaciers qui représentent sa dernière demeure.


Histoire :

Mon nom est Khora, et je suis née.

Comme la plupart des Pokémons de ce monde, je n'ai connu mes parents que lors de ma période de prime fragilité ; ils se sont contentés de m'apprendre à chasser pour survivre, ce qu'ils ont fait avec tous mes frères et soeurs. Très vite, j'ai été explusé du groupe, signifiant bien qu'il me faudrait faire ma vie ailleurs. Certains humains trouveraient cet acte cruel, mais ils ignorent encore tout de la vie, la vraie. Mais je m'égare, revenons aux premières heures libres de ma vie. Je n'étais qu'un simple petit Évoli sans grand intérêt pour les autres Pokémons. Ils représentaient tous un danger pour moi, encore si frêle et si naïve.

J'ai marché vers le Nord, par pur hasard, évitant les routes fréquentées par de trop nombreux humains et leurs « amis » Pokémons. Ce concept d'amitié entre nos deux races me paraissait à l'époque impossible à réaliser. Aujourd'hui, je sais qu'il n'est qu'une illusion créée par les Hommes pour nous amadouer et se servir de nous. Après de nombreux mois d'errance, je me suis retrouvée face à une immense étendue blanche, montagneuse et pacifiée. Loin de tout, même des humains. Quelques Pokémons y vivaient cependant, cherchant sans doute, comme moi, la quiétude d'un territoire désert, rassurant.

Après quelques batailles menées à bien pour me faire une place dans cet océan de splendeur, j'ai évolué. L'aventage d'être un Évoli, c'est la faculté qu'on a à s'adapter à son environnement, quel qu'il soit. Je me suis donc transformée en Givrali, créature des glaces éternelles. J'avais acquis assez de puissance pour défendre mon terrain de chasse seule, et mes instincts sauvages me guidaient en toutes circonstances. J'avais trouvé une vie stable, calme et redoutable. « Parfaite. »

Seulement, le quotidien n'eut pas le temps de se faire une place dans ma vie. Une bande d'humains vint bientôt s'installer sur mon territoire.
Chez moi. J'ai donc décidé d'aller voir de quoi il retournait. Il s'agissait en fait d'un campement scientifique, ou quelque chose s'y rapportant. Sur les routes, j'avais déjà entendu des rumeurs, disant que les Hommes aimaient à étudier notre race, mais je ne les avais jamais vraiment vus à l'oeuvre. Après une brève mission de reconnaissance, j'ai décidé de saccager leur base, pour leur faire passer l'envie de s'installer chez moi. J'ai réuni différents Pokémons vivant en bordure de mes terres, et nous avons convenu d'attaquer le "laboratoire" l'aube suivante.

Il faisait encore nuit lorsqu'une ombre, svelte et puissante, se glissa en contre-bas du jardin enneigé qui ceignait le campement des humains. Elle repérait les lieux une ultime fois avant qu'ils ne soient plus, balayés par son Blizzard. Marius Drake, fils unique d'un homme d'affaire très puissant et d'une jeune scientifique talentueuse se tenait, ce soir-là, devant la baie vitrée de sa maison, au campement polaire des Glaces du Nord, admiratif devant la beauté du paysage. Un rien l'émerveillait, et après tout, quoi de plus normal, à son âge ? Il n'avait que dix ans et demi, et ne comprenait pas ecore tout à fait les motivations de ses parents quant à ces études dans une des régions les plus délaissées du monde.

Aussi discrètement que possible, il enfila son manteau et ses bottes fourrés, ouvrit la porte-fenêtre qui le séprait de l'extérieur et quitta la maison. Sa curiosité faillit lui coûter la vie. Il ne vit pas la pente légère de la bute enneigée sur laquelle était juchée la maison, en lisière du campement. Il trébucha, et roula dans la poudreuse, incapable de stopper sa chute, glaciale et mortelle.

Une forme opaque a fendu l'air, me fonçant dessus à une vitesse incroyable. Après un instant d'hésitation, j'ai fait un bond en arrière ; la masse sombre s'est abattu tout près de moi, tremblante. Voyant que rien ne se passait, j'ai levé une patte hésitante sur cet objet incongru. Un piège des humains ? M'avaient-ils vue me faufiler "chez eux" ? Après un court instant, un sursaut effrayé agita ce qui s'est avéré être un enfant. Sur le coup, je n'ai pas compris ce qu'il faisait là, puis...

Marius sursauta, surpris. Quelque chose venait de le toucher. Un faible poid s'était abattu sur son épaule gauche, semblant hésiter. Le gamin se redressa précipitemment en position accroupie, éternua, puis se mit à trembler, firogrifié. La neige sur laquelle il avait roulé quelques secondes plus tôt avait mouillé ses vêtements, et il se retrouvait face à une créature insolite qui le fixait de ses grands yeux bleu glacier, visiblement perturbée par sa chute soudaine. Il tendit naïvement sa main au Pokémon, sans doute pour lui dire « bonjour », mais le Givrali recula prestemment, méfiant. Avant que le jeune garçon n'ait pu faire quoi que ce fût d'autre, le monstre de poche avait adopté une position défensive, et montrait les dents.

Nouvel éternuement. Silence. Marius se ravisa et écarta sa main de l'être des glaces. Il était transit de froid. Lentement, il se retourna pour évaluer la distance qu'il lui faudrait parcourir dans la neige pour remonter chez lui. En contre-bas, la montée paraîssait plutôt impressionante. Il poussa un soupir de découragement, se retourna vers le Pokémon, qui s'éloignait prudemment de lui. Curieux, il décida de le suivre, sachant pertinemment qu'il serait de toutes façons puni pour être sorti sans la permission de ses parents, que son escapade ait été longue ou pas. Il se releva et « pista » le félin des neiges, qui, ayant remarqué son manège, avait accélélré le pas. Marius perdit le Pokémon de vue près d'une immense étendue d'eau glacée. Les traces de pas du Givrali longeaient le lac figé, le jeune garçon décida de continuer son avancée vers l'inconnu.

La marche le réchauffait un peu, et il pourrait toujours revenir sur ses pas en suivant ses propres traces pour regagner le campement.

Cet humain était vraiment stupide, maintenant que j'y repense. Il ne connaissait rien du désert glacé dans lequel je vivais à l'époque, et pourtant, il pensait vraiment pouvoir en sortir indemne, seul. C'était bien un humain comme les autres, un perturbateur égoïste et hypocrite ! J'ai donc décidé de le semer parmi les hauteurs enneigées de la chaîne de montagne la plus proche de mon territoire, les Monts Chromés, avant de me préparer pour l'assaut du camp prévu dans à peine une heure. Mais la météo instable de cette région isolée du monde a choisi ce moment-là pour frapper. Les vents du Nord se sont levés, faisant virevolter la poudreuse jusque dans les étoiles, spectacle magnifique et cruel, piège mortel de Dame Nature. Je me suis retournée pour m'appercevoir que le gamin était toujours en-bas, dans la vallée, le nez rivé au sol, espérant sans doute pouvoir retrouver ma trace dans ce blizzard.

« Hey, Givrali, où es-tu passé ?! Tu vas trop vite, attends-moiiiii ! »

Euh... Okay. Ces deux phrases ont suffi à me faire redescendre. Stoooop, je vous arrête tout de suite, je ne suis pas revenue vers ce gamin stupide et sans intérêt pour moi parce qu'il était perdu, seul et sans défense contre les éléments déchaînés, ou parce qu'il m'appelait. Non, en fait je suis allée le voir parce qu'il pensait sincèrement que j'allais le laisser me suivre jusque je-ne-sais-où sans même me douter de sa présence. Ou peut-être que...

N-O-N. Non. C'est impossible. Tout simplement. Je me suis donc pointée devant lui, dix minutes après son cri désespéré - et désespérant. Je l'ai retrouvé recroquevillé sur lui-même, la moitié droite de sa tête enfouie dans la neige, l'autre moitié cachée par ses cheveux noirs. C'était pathétique, on n'aurait pas fait mieux dans les légendes de Pokémon sauvant des humains par compassion. Ce que je ne m'apprêtais certainement pas à faire. J'allais attaquer son campement, pas l'aider à se sortir de ce pétrin - dans lequel il s'était lui-même fourré, en plus ! Non, j'ai simplement eu besoin de voir l'éclat blafard du soleil levant, pour savoir quand l'attaque aurait lieu. Impossible de le faire avec ce blizzard, malheureusement.

J'ai laissé la puissance m'envahir, et, en un instant, d'immenses pics de glace ont jaillit du sol. L'attaque a été rapide et précise, comme à mon habitude.
Éclats Glace. Le rideau gelé tiendrait encore quelques heures sous le blizzard, je n'avais donc pas à m'en faire - et en plus d'être joli, il nous protégeait des assauts furieux du vent et de la neige. Nous ? J'ai dit « nous » ? Ah, oui, c'est vrai, lui... Je l'avais presque oublié. J'ai pensé revenir m'occuper de lui plus tard, juste pour lui montrer que je ne suis pas une sorte de peluche vivante qu'il peut s'entêter à suivre et à déranger comme bon lui semble. J'ai ajusté la température de mon corps et ait calmé les pulsations sauvages de mon coeur. La tempête s'est affaiblie, et j'ai vu poindre l'aube, derrière un nuage clair.

Je me suis précipitée en direction du campement.

Les Pokémons alliés des humains nous ont repoussé sans grande peine, blessant un grand nombre d'entre nous, moi la première, puisque je résistais avec force détermination.

L'attaque fut un échec.


Marius se réveillait doucement, dans sa chambre du campement encombrée de matériel d'hopital. Le médecin à son chevet sourit. Il allait s'en remettre. Le jeune garçon ouvrit les yeux, essayant de retracer mentalement les récents évènements. Il revit la tempête, se souvint du froid, et d'une ombre au regard glacé fixé sur lui. Il tourna la tête à droite, puis à gauche, se redressa sous ses couvertures. Il avait faim et soif, mais la fatigue lui pesait un peu moins, maintenant qu'il avait retrouvé ses esprits.

Le médecin lui expliqua qu'une équipe de recherches dépêchée spécialement pour lui l'avait retrouvé, inconscient, au milieu de cristaux de glace apparus dans la pleine enneigée qui séparait le campement scientifique des Monts Chromés, au Nord-Est. Marius parrut d'abord surpris, puis repensa au Pokémon Poudreuse qu'il avait tenté de suivre, quelques heures auparavant. « C'est sans doute lui », pensa-t-il. Il resta dans son lit toute la journée et toute la nuit suivante pour se reposer, comme l'avaient ordonné ses parents, bien qu'il se fût mortellement ennuyé pendant de nombreuses heures. Il songeait encore à ce Pokémon étrange. « C'est le Pokémon que je veux », décréta-t-il enfin, avant de se rendormir, décidé.

J'ai perdu la moitié de mon territoire face aux humains, ce matin-là, et je n'ai pas pu retrouver ce gamin pour lui donner la leçon qu'il méritait. Il m'a fallu du temps avant de me remettre de mes blessures - ma patte avant droite saignait abondemment et la faux d'un Insécateur enragé avait tailladé mes flancs, et déchiré un bout de ma queue. Pourtant, après une semaine de reops, entrecoupé de parties de chasse, j'ai retrouvé mes forces. Durant tout ce temps, j'ai pu cogité un peu. Je me suis demandée comment des Pokémons dressés par les humains avaient pu me battre. Je n'ai pourtant pas trouvé de réponse à cette question... Mais une idée bien désagréable m'est alors venue à l'esprit. Et si je me laissait capturer, moi aussi ? Juste pour essayer, pour savoir ce que les Pokémons domestiques ont de plus que moi.

J'ai soupiré, agacée.


Après quelques jours à se faire harceler de questions par les médecins du camp, Marius fut enfin tranquille, et retrouva l'ennui de sa chambre, qui avait vite été débarassée par la femme de ménage. L'imposant oscilloscope qui mesurait encore sa fréquence quardiaque quelques jours auparavant traînait négligemment dans le couloir, près de la porte, encombrant et poussiéreux. Sur ses étagères, de gros livres étaient soigneusement classés par ordre de couleur et de taille, et, visiblement, il en manquait un ; un espace était vide. Marius tira sa chaise et s'installa à son bureau. Un épais ouvrage était posé sur le meuble de bois noble, ouvert sur une double page intitulée « comportement et mimiques Pokémons ». Un long sommaire ornait la page numérotée soixante-quatorze du mannuel, l'index droit de Marius glissa sur les mots à la recherche de la catégorie adéquat.

« Page deux-cent vingt-quatre, Pokémons Glace, félins », lut-il à haute voix.

Il fit tourner les pages du livre d'un mouvement machinal et trouva bientôt les informations qu'il cherchait.

J'étais de retour devant le campement, en contre-bas de la plus large bâtisse qui le composait - celle qui était la plus à l'écart des autres. Avec une extrême précaution, je me suis faufilée dans le jardin, puis je me suis applatie contre le sol, près de l'entrée. J'ai finalement cru poser une patte hésitante à l'intérieur de la maison, mais celle-ci toucha une barrière, froide et invisible. J'ai collé mon museau dessus, pour constater que de la buée se formait sur la surface lisse et brillante qui protégeait la demeure. Briser le verre serait trop facile, et surtout, cela attirerait l'attention sur moi. J'ai capté un mouvement à l'intérieur, et me suis figée.

La porte-fenêtre s'ouvrit sur Marius, qui observait le Givrali avec intérêt. Dans son dos, sa main droite tenait fermement une Poké Ball encore brillante, qui n'avait visiblement jamais servi.

Tout s'est passé très vite. Je me suis laissée attraper, et, pendant trois ans, j'ai été l'unique Pokémon de Marius. J'avais vraiment l'impression de comprendre pourquoi les Pokémons dressés semblaient heureux, et forts. Mais, comme ces pauvres créatures trompées par la méchanceté humaine, j'avais tord. Lorsque mon dresseur a commencé à capturer d'autres Pokémons, j'ai du l'aidé, en les combattant avec toute ma puissance. Deux années s'écoulèrent encore, et j'avais toujours le droit à un traitement de faveur vis à vis des autres ; j'étais la seule à pouvoir me rouler en boule au pied de son lit, ou à recevoir quelques caresses en guise de récompense après un combat épuisant. C'était moi qui le réconfortait quand ses parents le punissaient, pour je ne sais quelle obscure raison, et moi qu'il emmenait partout, alors qu'il laissait les autres à la maison. Moi, je pouvais rester hors de ma Poké Ball aussi longtemps que je le souhaitais.

Aujourd'hui encore, je ne comprends pas vraiment pourquoi.

Puis, un jour d'hiver, alors que nous avions tout juste investi une nouvelle demeure - encore une maison accessibles au humains important de leur étrange société -, tout s'est précipité. J'étais tranquillement allongée sur un coussin, dans la chambre de mon dresseur, lorsque celui-ci est entrée en trombe, paniqué. De la sueur perlait sur son visage et plaquait ses cheveux noirs sur son front. Il s'était sans doute passé quelque chose avec ses parents. Il arrivait souvent qu'il se retrouve dans tous ses états après une altercation bruyante avec ses géniteurs - peut-être est-ce ainsi que les humains combattent ? - mais jamais il n'avait eu l'air aussi alarmé. Avec une précipitation que je ne lui connaissais pas, il attrapa ma Poké Ball et me rappela.


Marius dévala les escaliers à la hâte, sortit en courant, et, arrivé sur la route, hêla le premier conducteur qu'il apperçu. Il lui proposa ensuite une belle petite somme d'argent en échange d'un détour. En fin d'après-midi, l'homme qui l'avait conduit dans un petit village au Nord du continent lui souhaita bonne route et disparut. Le jeune dresseur marchait vers la sortie Nord du village, et commença à fixer sa dernière Poké Ball en grelottant. « Mes parents m'ont pris les autres, et ils resteront probablement enfermés dans leur prison rouge et blanche pendant des années avant que je puisse les récupérer » pensa-t-il amèrement, « mais je ne les laisserai pas te prendre, toi. Un Pokémon doit être libre. »

Lorsque je suis sortie de ma Poké Ball, je me trouvais dans une clairière d'herbe humide, et le froid ambiant m'a informé que nous n'étions plus dans la dernière maison acquise par la famille de mon dresseur. J'ai levé un regard interrogateur sur lui, sans pouvoir déchifrer l'expression sur son visage. Ses traits étaient crispés, et ses cheveux de jais cachaient son regard ambré. « Song, je veux que tu restes ici. Ne rentre pas à la maison, s'il te plait » ont été ses derniers mots. «Song » était le nom qu'il m'avait donné dans son langage humain. Il ne voulait plus de moi. Il s'était servi de moi tout ce temps pour capturer d'autres Pokémons, et, maintenat qu'il en avait assez, il m'abandonnait, tout simplement ?

Les Pokémons aussi ont un coeur.

Le mien venait d'être brisé.


Marius se retourna brusquement, contenant sa peine avec difficulté. Se séparer de son tout premier Pokémon fut sans doute la tâche la plus difficile dont il dû s'acquitter. Les poings serrés, il se dirigea vers le village à grandes enjambées. Song fit quelques pas dans sa direction, avec un air triste qu'il refusa d'affronter. « C'est pour son bien » se répêtait-il encore. Il ferma les yeux quelques instants et mit plus de distances entre lui et le félin des neiges. Lorsque son Pokémon s'arrêta, il osa se retourner pour imprimer son image dans sa mémoire. Une dernière fois.

Il sourit, tristement. Se retourna. Une larme roula sur sa joue.

Song ne la vit pas.

J'ai mis du temps à me remettre de cette séparation douloureuse. Je croyais avoir un ami. J'avais, encore et toujours, tord. Les humains ne peuvent pas être nos amis. Je ne me suis, malgré moi, jamais totalement remise de cet abandon. J'ai repris le nom que je portais, alors que j'étais encore un Pokémon sauvage et libre. Khora. Ca me va décidément beaucoup mieux. J'ai erré un long moment de plaines en plaines, à la recherche d'un nouveau territoire. J'ai rencontré un Noctali, dont on disait qu'il était invincible, et qu'il protégeait son territoire avec autant de hargne que de brio. Soit.

Je l'ai défié, désireuse de m'établir enfin quelque part.

Et j'ai échoué. Nouvelle défaite. Elle me reste encore en travers de la gorge.

Une fois remise de mes blessures, j'ai continuer ma marche éternelle vers les grandes plaines glacées des terres du Nord. Quelques mois ont passés, durant lesquels j'ai fredonné la même complainte à fendre le coeur de ma voix mélodieuse chaque nuit, avant que des braconniers ne m'attaquent, souhaitant sûrement vendre ma fourrure illégalement. J'ai résisté aux assauts furieux de leurs Pokémons et me suis précipitée dans la neige. Trop occupée à éviter leurs attaques mortelles, je n'ai pas vu le précipice qui s'étendait devant moi, béant. Je m'y suis jetée sans m'en rendre compte.

Ce fut la fin de moi.

Dans le Monde Déchiré, le réveil est pénible. Je me retrouve entourée de centaines d'autres monstres de poche, qui regardent tous dans la même direction. En tournant la tête, j'apperçois l'immense tête de Giratina, qui accueille les Pokémons dans son Monde après leur mort.

Le Temps n'a pas d'emprise, En-Bas. Je ne sais donc pas depuis combien de temps je suis dans le Monde déchiré. Mais je sais que Giratina m'a appelé, pour une mission très spéciale, et qu'il juge importante. J'ai répondu à son appel.


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MessageSujet: Re: Amina Korona   Sam 17 Sep - 23:48

Une seule chose à dire: J'AIMEUH!!!

Super présent', et j'aime la date d'annif' x)
Valider ma chère (même si je sais pas si d'une une fonda' peut ne pas jouer dans son propre rpg et de deux quelqu'un peut se poser la question si c'est bon ou pas, c'est magnifique!)
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